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mensonge

Le mensonge paraît répréhensible en tant qu'énoncé et non comme acte :

mentir pour obtenir quelque chose...

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Le mensonge est lié à un but une intention.

Suivant ses critères moraux, on s'intéresse à ce contexte

ou l' on néglige l'énoncé en tant que tel,

on opère donc une dissociation du mensonge

et de son but ou de ses conséquences.

Cela pour conduire à accepter le mensonge commis dans une bonne intention.

Pourtant personne n'aime découvrir qu'on lui ment, ou qu'on lui a menti :

Moi-Menteuse.jpg

" Tu as bien fait de me mentir " est un énoncé paradoxal voire assez inhabituel.

De même personne n'aime non plus être pris en flagrant délit de mensonge ;

c'est une situation embarrassante.

Donc cela laisse supposer qu'il est mal vu de mentir,

bien que ce soit un exercice courant dans les conversations quotidiennes.

Le mensonge, inséparable de la question de la vérité et du partage vrai/faux,

est un des premiers sujet d'intérêt de la philosophie.

Mais le mensonge n'est bien évidemment pas seulement le faux.

En effet, je peux dire faux sans mentir.

Pour mentir il faut donc être faux volontairement,

et par conséquent connaître avant tout la vérité.

Ainsi c'est le même homme qui n'est capable de mentir et de dire vrai "

dit Socrate (Hippias mineur 367c).

Ceci conduirait à une conclusion paradoxale :

celui qui ment, donc en connaissance de cause,

comme celui qui dit vrai est meilleur que celui

qui tout bêtement est dans l'erreur,

si l'on considère que la connaissance de la vérité est ce qui est le bien.

On peut donc en conclure que ce qui fait du mensonge une mauvaise action,

ce n'est pas seulement qu'il soit faux, mais délibéré.

Mentir ressemble à trahir une promesse, celle de la vérité, que je dois.

La véracité étant un " devoir formel de l'homme à l'égard de chacun ".

Ceci nous amène à une définition générale du mensonge qui serait :

Acte par lequel un locuteur déforme ou dissimule

volontairement ce qu'il sait être la vérité.

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